Syndney, concert du 15 août 1942.
Critique du concert d'Ignaz Friedman du 15 août 1942 à Sydney.
Ignaz Friedman.
Ignaz Friedman.
Travaillant tout en lisant un livre.
Marie Friedman (Sydney).
Ignaz Friedman (Sydney).
Buste d'Ignaz Friedman du sculpteur hongrois, Arthur Fleischmann (Sydney).
Concert à Sydney, le 30 juin 1943.
Critique du concert du 30 juin 1943 à Sydney.
La longue et très belle carrière de Friedman fut brutalement interrompue par une attaque de névrite qui insensibilisa les cinq doigts de sa main gauche, celle qui "[...] découvrit les secrets de l'harmonie et de la nuance, jusque-là rarement imaginés" (Neville Cardus).
Programme écrit par Ignaz Friedman trois mois après sa maladie pour A. B. C.-Sydney.
La tournée australienne prévue pour 1944 que Friedman devra annuler.
Elle mentionne que sa main allait mieux mais pas tout à fait. Quelques mots en russe de sa mère. En juin 1945 Friedman avait écrit à sa fille : "... la guerre fait disparaître toute notre énergie. je ne suis pas optimiste, le monde "intelligent" ayant été envahi par des imbéciles... J'ai passablement d'élèves, certains intéressants. Autrement, je vis dans un vide spirituel, aidé par les livres que je consomme beaucoup. Je ne peux pas imaginer voir Paul et Nina en créatures à "moitié mûres" ni me figurer la joie de t'embrasser!..."
Photographie trouvée dans son portefeuille.
Sur l'enveloppe : "Une des dernières lettres de Papa."
Friedman dictera à sa femme de l'hôpital : "Cher ami Henri... Lydia m'a souvent parlé de votre mariage heureux et harmonieux, ce qui me touche beaucoup, je vous en suis très reconnaissant. ne vous surmenez pas. Votre dévoué Friedman." " Il m'a dit hier qu'il voulait boire à la fraternité avec toi et quand je lui ai demandé si tu devais l'appeler Ignaz, il m'a répondu non papa. Cela fera plaisir à ta Lydia. Bien à toi, Mania"
de lui faire la lecture du Kaddish, la prière juive des morts. Friedman s'est éteint paisiblement à Sydney, le 26 janvier 1948. "Tutusia, père aimant et adoré au sourire bienveillant ne reviendra plus jamais." Lydia eut besoin de beaucoup d'amour et de temps pour calmer cette douleur lancinante.
Curt Prerauer, mentionné au dernier paragraphe de cet article : "Friedman était un incroyable critique, aigu mais positif, surtout avec lui-même." "J'ai donné dans ma vie plus de 2600 concerts, mais j'ai été content de moi-même seulement à six ou sept reprises. Dans ces moments-là, je n'ai rien appris; en revanche lors des milliers de fois où j'ai été peu satisfait de moi-même, j'ai beaucoup appris." "Ce fut une des rares fois où Friedman parla de son jeu ou de lui-même."

Steinway News, février 1948.
Télégramme du Caire, d'Ignace Tiegerman, l'élève préféré de Friedman.
National Basler Zeitung, 6.11.1948.
*Il s'agit de son concerto pour piano dédié à Friedman et joué à Prague le 28 octobre 1931.
"Le monde musical s'est appauvri par la perte de ce grand et magnifique artiste." Lettres et télégrammes affluèrent. Plusieurs journaux rendirent une vibrant hommage à ce maître du piano disparu.
Lettre de Backhaus adressée à Marie Friedman.
Le tout premier et le dernier récital après la mort de son père. L'écoute du piano et celle de ses disques lui était trop douloureux. Cette dédicace de Backhaus à Lydia, la fille de son cher ami.